mardi, octobre 31, 2006

Les Urgences en Tunisie

Un ami à moi qui est médecin a réagit à un article apru dans le journat Le Temps qui parlait de l'état de nos service d'urgence, son article a été publié et là je le reprend pour le partager avec vous:

"J'ai bien aimé l'article sur les urgences paru le 09/10/06. Ca décrit parfaitement les conditions misérables qu'on vit au cours de nos gardes portes (urgences). J'ai fait dernièrement une garde aux urgences et j'ai assez souffert des conditions de travail d'une part et de la négligence du personnel paramédical, d'autre part. En effet, on m'a réveillé à 5h du matin pour une patiente qui présentait une hémorragie digestive. Je lui ai pris sa tension artérielle et son pouls (elle était stable sur le plan hémodynamique) et j'ai cherché l'infirmier pour qu'il lui fasse un prélèvement sanguin afin d'évaluer la gravité de son hémorragie mais hélas, l'infirmier venait de rentrer et a chargé un autre (qui travaillait dans la salle de réanimation pour le remplacer)Un quart d'heure après, 2 autres patients se sont présentés dans un tableau d'œdème aigu du poumon (l'un des 2 était très gêné sur le plan respiratoire) Puis un 3ème patient est arrivé avec une crise d'asthme assez sévère. J'ai demandé à l'infirmier de la salle de réa de les mettre sous oxygène. Il m'a répondu : je n'ai que 2 lits disponibles (disposant d'une source d'oxygène). Ce qui est décevant, c'est que la plupart des internes et des résidents font de leur maximum pour le bien-être des patients (à l'exception de quelques personnes) et se retrouvent impuissants devant un personnel paramédical qui n'est pas à la hauteur. Il ne faut pas généraliser. En fait j'ai fait un stage à l'hôpital militaire et je peux vous dire que j'étais agréablement surpris tant par la propreté de ses services d'hospitalisation (comparable aux cliniques) que par le sérieux et la compétence du personnel paramédical (infirmiers/ouvriers...) y travaillant que je n'ai pas retrouvé dans les autres hôpitaux. On se pose plusieurs questions sur ce fait sur : pourquoi cette différence énorme? Que faut-il faire pour faire "un hôpital militaire" un peu partout dans la capitale"? Aussi, j’ai bien aimé le service de réanimation à l'institut de neurologie de Tunis (asepsie rigoureuse/personnel médical et paramédical compétent/bonnes conditions de travail). Durant mes 2 années d'internat, j'ai fait un peu le tour des hôpitaux de Tunis. Certes, j'ai appris plein de choses dans le domaine médical que ce soit sur le plan théorique que pratique mais aussi, j'ai découvert la misère des gens qui consultaient. Ces personnes là méritent un minimum de respect (dans les conditions de séjours dans les hôpitaux/qualité des soins prodigués/comportement du personnel médical et paramédical vis à vis d'eux) Bref, une leçon d'humanisme.

Je voulais préciser un truc sur les urgences en Tunisie (surtout) mais aussi un peu en Europe:les consultants aux urgences. En effet, 70 % des cas qui consultent ne sont pas des urgences (on vient pour une angine, pour une gastro-entérite banale...) alors que 20 à 30 % nécessitent vraiment une prise en charge urgente. Ce qui fait que les gens passent de longs moments à attendre leur tour. S'il y avait un tri des patients(c'est à dire,un médecin coordinateur qui demande le motif de consultation du malade, à la réception et qui doit refuser les cas non-urgents qui peuvent attendre le lendemain pour aller au dispensaire local ou bien aux consultations et non pas le service des urgences pour causer un encombrement),la prise en charge serait meilleure(pas comme la série télé urgences) et on aurait le temps de se concentrer sur les cas urgents et de les prendre en charge dans les délais adéquats. Mais je pense que les gens accepteraient mal ce fait.

En faisant mon stage de gynécologie au centre de maternité, je n'avais pas à faire aux cafards mais aux moustiques.

Les patientes qui accouchaient par césarienne et les opérés du service passaient 24 à 48h dans la partie post-opératoire du service. Elles ne pouvaient pas dormir tellement le nombre de moustiques était important. Quand je faisais ma surveillance au cours de la garde impossible d'échapper aux piqûres des moustiques. C'était un cauchemar.

Les chambres de garde des médecins dans la plupart des hôpitaux sont le reflet des services d'hospitalisation. La bouffe, c'est sans commentaires. Une fois, une interne a trouvé un cafard dans son plat (riz).Pas la peine de citer le nom de l'hôpital.

Espérons qu'il y aura des changements dans les conditions de travail et surtout dans les mentalités (c'est le plus important)."

dimanche, octobre 29, 2006

Eclairage public et accidents de la route

Depuis l’été la Z4 est dépourvue d’éclairage public, chose qui a augmenté le nombre d’accident surtout au niveau du rond-point de la cimenterie Colacem, pour ceux qui ne voient pas où c’est, c’est le rond-point dans lequel il y a une locomotive sur la route qui mène à Megrine.

La nuit, on ne voit pas ce rond-point, ni les deux autres qui sont un peu plus loin d’ailleurs !

Pas plus tard qu’hier, une voiture a percuté le trottoir de ce rond-point, normal on ne le voit pas !

Ça dure depuis l’été et je ne comprends pas quel est le rôle de la municipalité si ce n’est la protection des citoyens ? Et veiller sur leur sécurité?

J’ai vu dans plusieurs autres endroits (Lac…) qu’au niveau des trottoirs de ces ronds-points il y a une lumière stroboscopique qui les délimite.

Pourquoi ne pas installer ces lumières partout ?

C’est vrais que dans certains accidents la faute incombe aux conducteurs, mais dans d’autres cas, l’état des routes, de l’éclairage, les travaux non signalés y sont pour quelque chose.

A propos de moi

  • I'm Thémis
  • From Tunis, Tunisia
  • Je suis une tunisienne qui passe beaucoup de son temps sur les routes de son pays. Qui observe, qui critique et qui veut améliorer sa Tunisie chérie. J’ai crée ce blog pour partager mes coups de cœurs et mes coups de gueule. Pour parler de ma Tunisie à ma façon, avec des mots et avec des photos, faire passer un message.
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